Le « (sur)Touriscore » revient pour une seconde édition, visant à éclairer les voyageurs sur le surtourisme dans les communes françaises. Ce classement va de A (excellent) à E (très mauvais), et évalue la fréquentation des villes, ainsi que des petites bourgades.
🏙️ Cinq critères principaux sont pris en compte :
- Taux de meublés touristiques en centre-ville.
- Pourcentage de logements commercialisés en tant que meublés touristiques.
- Nombre de loueurs touristiques professionnels.
- Nombre de bars et restaurants par km² en centre-ville.
- Difficultés sur la qualité de vie : nuisances, circulation, déchets, etc.
Sur un total de 8 835 communes étudiées, plus de 63% sont classées A ou B, signifiant peu ou pas de surtourisme. En revanche, 19% sont classées D ou E et souffrent de la surfréquentation.
👉 Les villes de banlieue, moins touristiques, obtiennent souvent les meilleures notes, tandis que les destinations côtières sont souvent les moins bien notées.
| Critères | Description | Classement | Pourcentage de Communes (exemple de résultats) |
|---|---|---|---|
| Taux de meublés touristiques en centre-ville | Mesure le rapport entre les logements et les meublés dédiés au tourisme. | A à E | N/A |
| Pourcentage de logements commercialisés | Indique la part de logements destinés à des locations touristiques. | A à E | N/A |
| Nombre de loueurs touristiques professionnels | Évalue la professionnalisation de l’offre touristique. | A à E | N/A |
| Bars et restaurants par km² | Évalue la densité d’établissements en centre-ville. | A à E | N/A |
| Communes A et B | Pas ou peu concernées par le surtourisme. | A ou B | 63% |
| Communes D et E | Impactées par la surfréquentation touristique. | D ou E | 19% |
Le concept du (sur)Touriscore refait surface avec sa deuxième édition, offrant une perspective inédite sur la fréquentation touristique de nos destinations. Comme le Nutri-Score apporte des indications nutritionnelles sur nos aliments, le (sur)Touriscore propose une évaluation claire du niveau de fréquentation des diverses communes en France. Il devient ainsi un outil essentiel pour les voyageurs soucieux de leur impact sur les lieux visités.
Le mécanisme du « (sur)Touriscore »
Ce système de notation se base sur des critères précis pour établir le score d’une ville. Ce classement va de A, indiquant une situation excellente en termes de gestion des flux touristiques, à E, qui révèle un surtourisme problématique. L’année dernière, cette méthode a permis d’analyser les dynamiques de 8 835 communes françaises, réparties en plusieurs catégories concernant leur taille démographique.
Les critères de mesure
Pour établir le score touristique d’une commune, quatre critères principaux ont été retenus :
- Taux de meublés touristiques en centre-ville.
- Pourcentage de logements commercialisés comme meublés touristiques.
- Nombre de loueurs professionnels dans la région.
- Densité de bars et restaurants par km², et les nuisances qu’ils peuvent causer.
« La fréquentation excessive d’une ville n’affecte pas seulement les visiteurs, mais la qualité de vie de ses habitants. »
Chaque critère est soigneusement évalué pour garantir une représentation réaliste des défis auxquels les destinations sont confrontées. À l’issue de cette analyse, on constate que plus de 63% des communes se placent en A ou B, indiquant une gestion touristique satisfaisante.
État des lieux du tourisme en France
Le rapport entre tourisme et qualité de vie est de plus en plus débattu. Certaines communes côtières, très populaires durant les vacances, se retrouvent souvent notées D ou E. D’un autre côté, les villes de banlieue, moins fréquentées, obtiennent les meilleures notes.
| Classification | Pourcentage de communes | Impact sur la population |
|---|---|---|
| A | 40% | Peu d’impact |
| B | 23% | Impact limité |
| C | 18% | Impact modéré |
| D | 15% | Impact élevé |
| E | 4% | Impact critique |
Cette analyse indique une tendance claire : les destinations très prisées au bord de la mer rencontrent souvent des difficultés de gestion, tandis que d’autres, moins médiatisées, parviennent à maintenir un équilibre bénéfique entre habitants et touristes.
Vers une gestion équilibrée du tourisme
Le (sur)Touriscore s’inscrit dans une démarche proactive, visant à sensibiliser à l’importance d’un tourisme durable. Les villes peuvent, par ce biais, prendre conscience de l’impact de l’afflux touristique sur la vie locale.
Les défis à relever
Les villes notées en D ou E doivent faire face à de nombreux défis. Ces dernières ont des lieux touristiques souvent surpeuplés, ce qui peut engendrer des troubles pour les résidents. Les autorités locales doivent ainsi réfléchir à des solutions pour équilibrer les besoins des visiteurs et la tranquillité des habitants.
Le succès du (sur)Touriscore en deuxième édition
Le retour du (sur)Touriscore pour une deuxième édition témoigne de l’importance croissante de la gestion des flux touristiques dans nos villes. En effet, alors que le tourisme continue de jouer un rôle majeur dans l’économie locale, il est essentiel d’évaluer son impact sur la qualité de vie des habitants et sur la préservation des sites touristiques. Cette initiative, qui repose sur un classement allant de A à E, permet aux municipalités de prendre conscience des enjeux liés au surtourisme et de mettre en place des stratégies adaptées pour y faire face.
La méthodologie utilisée pour établir ce score repose sur des critères clairs et mesurables. En s’appuyant sur des données telles que le taux de meublés touristiques en centre-ville et le nombre de bars et restaurants, le (sur)Touriscore offre une vue d’ensemble de la situation dans chaque commune. Cette approche permet d’identifier les villes qui souffrent le plus de la surfréquentation et de proposer des solutions pour améliorer leur attrait tout en garantissant le bien-être des résidents.
Les résultats de cette deuxième édition révèlent une répartition intéressante des classements, qui met en lumière les villes attractives tout en signalant celles qui ont besoin d’un soutien particulier. Plus de 63 % des communes évaluées sont classées A ou B, ce qui indique qu’elles sont relativement peu touchées par le surtourisme. En revanche, une part significative (19 %) fait face à des défis considérables, illustrant la nécessité d’une action proactive pour préserver les atouts de ces destinations.
En somme, le (sur)Touriscore s’affirme comme un outil précieux pour les collectivités, les professionnels du tourisme et les voyageurs. Il favorise une prise de conscience collective sur l’importance d’un tourisme durable et responsable, afin de garantir une coexistence harmonieuse entre visiteurs et habitants.
