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De Cuers à Taroudant : préparer un départ vers le Sud marocain

14 octobre 2026 5 min de lecture Par
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De Cuers à Taroudant : préparer un départ vers le Sud marocain

Il y a deux ans, une voisine de Cuers m’a montré les photos de son voyage à Taroudant. J’ai regardé la douzaine de clichés, un peu par politesse. Puis je les ai regardés une deuxième fois. Derrière les remparts couleur ocre, elle avait photographié un souk où l’on vendait des tagines pour trois fois rien, une place où les enfants jouaient à la tombée du jour, et un type en djellaba qui lui avait offert un verre de thé en riant. J’ai rangé l’idée dans un coin de ma tête. Elle y est restée un moment.

Si vous cherchez des repères pour organiser un séjour dans cette région, que ce soit pour les dates, les transports ou les bonnes adresses, il existe un magazine voyage consacré à la destination, à lire ici. C’est le genre de ressource qu’on feuillette avant de réserver. Ça évite les approximations de dernière minute, notamment sur l’acheminement depuis le Var.

Pourquoi Taroudant, et pas Marrakech

La question revient souvent dès qu’on évoque le Maroc. Marrakech, tout le monde connaît. Taroudant, beaucoup moins, alors que la ville est plus ancienne dans son bâti et bien plus calme. On l’appelle parfois « la petite Marrakech », ce qui est trompeur : il n’y a pas de grande place agitée, pas de carrioles qui foncent dans tous les sens. Des remparts, une médina à taille humaine, des jardins d’agrumes autour. C’est une ville où l’on marche sans but précis.

Voilà mon avis, tranché : pour un premier voyage au Maroc en famille, Taroudant est plus reposante que Marrakech. Pour la vie nocturne et les grands restaurants, non. Chacun voit.

Le trajet depuis le Var demande un peu d’organisation. Nice et Marseille proposent des vols directs vers Marrakech ou Agadir selon la saison ; de Cuers, comptez deux heures de route jusqu’à Nice, deux heures et demie pour Marseille. Certains préfèrent partir de Toulon-Hyères, ce qui raccourcit le trajet, mais les rotations y sont plus rares.

Ce qu’on trouve sur place, concrètement

Le souk berbère du mardi et le souk arabe du dimanche méritent le détour, même si on n’achète rien. On y trouve des amandes, des dattes, du safran en petite quantité, des couvertures en laine. Les marchandages font partie du jeu, mais restent bon enfant comparé à d’autres villes touristiques. La coopérative féminine d’huile d’argan, à quelques kilomètres en périphérie, vend aussi des produits cosmétiques ; les visites y sont courtes et sans pression commerciale.

À une heure de route, la vallée du Souss ouvre sur les contreforts de l’Atlas. Les amateurs de randonnée y trouvent des sentiers accessibles, y compris en hiver, ce qui est un argument quand on vit dans le Var et qu’on cherche un peu de chaleur entre novembre et février.

Un détail qui compte : la meilleure période s’étale de mars à mai et de septembre à novembre. En été, la chaleur devient difficile à supporter, surtout pour les enfants en bas âge ou les personnes âgées.

Rejoindre Taroudant depuis Agadir ou Marrakech : le tronçon qu’on oublie de préparer

Une fois le vol posé, il reste une étape que beaucoup découvrent sur place. Depuis l’aéroport d’Agadir Al Massira, comptez une soixantaine de kilomètres et trois quarts d’heure de route par la RN1 jusqu’aux remparts. Depuis Marrakech Menara, la distance grimpe à environ 230 kilomètres, soit trois heures par l’autoroute puis la RN8 via Chichaoua. Le col du Tizi n’Test est plus court sur la carte, pas en heures.

Trois solutions tiennent la route. La voiture de location, réservée avant le départ, reste la plus souple si vous voulez descendre dans la vallée du Souss sans dépendre d’un chauffeur. Le grand taxi ou le transfert privé convient à une arrivée de nuit : fixez le tarif avant de monter, jamais après. Les autocars CTM et Supratours desservent Taroudant depuis Agadir et Marrakech pour quelques dirhams, avec plusieurs départs par jour, mais le trajet s’allonge.

Un conseil de terrain : évitez de programmer cette route le jour même d’un vol qui atterrit après 20 heures. Dormir près de l’aéroport et rouler le lendemain matin coûte une nuit d’hébergement et épargne une conduite de nuit sur des routes inconnues.

Préparer son départ depuis Cuers

Quelques points à anticiper.

  • Vérifier la validité du passeport, six mois après la date de retour.
  • Prévoir une carte bancaire sans frais à l’étranger, ou changer à l’arrivée.
  • Se renseigner sur les vaccins recommandés auprès de son médecin traitant, plusieurs semaines avant.
  • Emporter un adaptateur, le Maroc utilise le type C comme une bonne partie de l’Europe.

Je ne vais pas prétendre que tout se prépare en cinq minutes. Il faut se poser une soirée, comparer deux ou trois vols, regarder les hébergements en riad dans la médina ou en dehors des remparts selon le budget. Certains voyageurs réservent tout à l’avance ; d’autres arrivent sur place et se laissent porter. Les deux fonctionnent.

Reste une chose que les photos de ma voisine ne montraient pas : le rythme. À Taroudant, on prend le temps. Les repas durent, les conversations aussi. Après une semaine, on rentre à Cuers avec l’impression d’avoir ralenti pour de bon, et ça met quelques jours à se dissiper.

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Les informations pratiques sont-elles toujours valables ?

Les articles sont datés, mais les horaires, tarifs et accès peuvent évoluer. Pour une visite prévue, croisez les informations avec la mairie, l'office de tourisme ou le lieu concerné.

Cuers se visite-t-elle facilement sans voiture ?

La gare Cuers-Pierrefeu et les lignes régionales facilitent certains trajets. Pour les domaines, hameaux et départs de balade, la voiture reste souvent plus pratique.

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