| ⛽ | À Besançon, des militants du PCF ont distribué des tracts à la station TotalEnergies de Planoise, dans un contexte de pénuries et de prix élevés. |
| 📉 | Le parti demande de plafonner immédiatement le carburant à 1,60 € le litre et de taxer les profits exceptionnels des groupes pétroliers. |
| 🏛️ | À plus long terme, le PCF réclame la nationalisation de TotalEnergies, estimée à 20 milliards d’euros, pour créer un pôle public de l’énergie avec EDF. |
| 🌱 | L’objectif avancé : réduire les coûts, soutenir le pouvoir d’achat et financer la transition écologique, tout en développant les alternatives comme les transports en commun. |
| Repère | Ce qu’il faut retenir | Pourquoi c’est important |
|---|---|---|
| Situation à Planoise | Lors de l’action du PCF, plusieurs carburants, dont le gazole, l’E10 et le SP98, étaient en rupture à la station TotalEnergies. | Les pénuries se conjuguent à des prix élevés pour les automobilistes. |
| Hausse du gazole | Le prix cité est passé d’environ 1,61 € à 2,38 € le litre en un an, soit près de 48 % d’augmentation. | Cette progression alourdit le budget des ménages dépendants de leur véhicule. |
| Mesure immédiate demandée | Le PCF réclame un plafonnement du carburant à 1,60 € le litre, une baisse de la TVA et une taxation des profits exceptionnels. | Le parti présente ces mesures comme un moyen de limiter rapidement la facture à la pompe. |
| Nationalisation de TotalEnergies | Le PCF propose de nationaliser le groupe pour 20 milliards d’euros, en indemnisant en priorité les petits actionnaires. | L’objectif avancé est de placer l’entreprise dans un pôle public de l’énergie aux côtés d’EDF. |
| Vision énergétique | Le projet vise à réduire les coûts de production et à financer la transition écologique. | Il défend une intervention publique accrue dans un secteur jugé essentiel. |
| Alternatives à la voiture | Le PCF défend le développement des transports en commun et rejette une réduction de la consommation obtenue uniquement par la hausse des prix. | La proposition cherche à concilier pouvoir d’achat, besoins de déplacement et objectifs écologiques. |
À Besançon, la hausse du prix du carburant ravive le débat sur le pouvoir d’achat et le contrôle public de l’énergie. Lors d’une opération de tractage à la station TotalEnergies de Planoise, le Parti communiste français (PCF) a défendu plusieurs mesures d’urgence, dont un plafonnement du litre à 1,60 €. À plus long terme, le parti propose la nationalisation de TotalEnergies et la création d’un grand pôle public de l’énergie.
À Besançon, le PCF dénonce la hausse du prix du carburant
L’action s’est tenue à la station TotalEnergies du quartier de Planoise, à Besançon. La station était ouverte, mais plusieurs carburants, dont le gazole, l’E10 et le SP98, étaient indisponibles. Les prix affichés restaient élevés malgré ces ruptures de stock, dans un contexte où les automobilistes subissent directement les variations du marché.
Aline Chassagne, élue municipale d’opposition et membre du PCF, a comparé le prix du gazole observé un an auparavant à celui relevé lors de l’opération. Selon les chiffres avancés par le parti, le litre est passé d’environ 1,61 € à 2,38 €, soit une hausse proche de 48 %. Cette progression pèse sur les ménages qui dépendent de leur voiture pour travailler, se soigner ou accéder aux services.
Le PCF estime que les bénéfices tirés des crises ne doivent pas empêcher les ménages d’accéder à une mobilité abordable. Il défend une action publique sur les prix et sur l’organisation du secteur énergétique.
Mon repère : je conseille de distinguer le prix affiché à la pompe du coût réel d’un trajet. Pour comparer ses dépenses, je regarde aussi la distance parcourue, la consommation du véhicule et les possibilités de covoiturage ou de transport collectif.
Un plafonnement du carburant à 1,60 € demandé par le PCF
Face à la hausse des tarifs, les militants communistes réclament un plafonnement immédiat du litre de carburant à 1,60 €. Cette mesure viserait à limiter la facture des automobilistes, alors que le prix à la pompe évolue en fonction de plusieurs facteurs : coût du pétrole brut, raffinage, transport, distribution, fiscalité et marges des acteurs de la filière.
Le parti associe ce plafonnement à une demande de baisse de la TVA sur les carburants et de taxation des profits réalisés par les grandes entreprises du secteur. Il présente ces leviers comme une réponse au recul du pouvoir d’achat et aux marges qu’il juge excessives dans un contexte de crises internationales.
Les mesures immédiates proposées à Besançon
- Fixer un plafond à 1,60 € le litre afin de contenir la dépense à la pompe.
- Réduire la TVA pour alléger le prix payé par les consommateurs.
- Taxer les superprofits que le PCF associe aux tensions et aux conflits internationaux.
Ces propositions relèvent d’un programme politique. Le plafonnement à 1,60 € n’est pas présenté comme une mesure déjà appliquée à la station de Planoise. Sa mise en œuvre supposerait des décisions publiques sur la fiscalité et sur la répartition du coût entre l’État, les distributeurs et les entreprises de la filière.
| Proposition du PCF | Objectif annoncé | Horizon |
|---|---|---|
| Plafonner le litre à 1,60 € | Limiter la dépense des automobilistes | Mesure d’urgence demandée |
| Baisser la TVA sur les carburants | Réduire la part fiscale du prix à la pompe | Réponse immédiate proposée |
| Taxer les profits exceptionnels | Faire contribuer davantage les grands groupes | Mesure fiscale défendue par le parti |
| Nationaliser TotalEnergies | Organiser un pilotage public de l’énergie | Projet de transformation à long terme |
À garder en tête : je sépare ici les revendications politiques des décisions en vigueur. Un prix plafond, une baisse de taxe ou une nationalisation nécessitent des arbitrages et des modalités précises ; les propositions du PCF ne modifient pas, à elles seules, les tarifs pratiqués par les stations-service.
La nationalisation de TotalEnergies au cœur du projet énergétique du PCF
Au-delà des mesures sur les prix, le PCF réclame la nationalisation de TotalEnergies. Le parti évoque une opération évaluée à 20 milliards d’euros et indique que les petits actionnaires seraient indemnisés en priorité. L’objectif serait d’intégrer l’entreprise dans un grand pôle public de l’énergie, aux côtés d’EDF.
Dans cette logique, le contrôle public donnerait à l’État un rôle renforcé dans les choix de production, d’investissement et de distribution. Le PCF soutient qu’une organisation coordonnée pourrait contribuer à réduire les coûts de production et à financer la transition écologique. Il s’agit d’une orientation défendue par le parti, et non d’une nationalisation engagée.
Un pôle public pour agir sur les coûts et la transition écologique
Le projet vise à rapprocher des activités énergétiques aujourd’hui réparties entre plusieurs entreprises et opérateurs. Un tel pôle pourrait, selon la vision du PCF, articuler l’électricité, les hydrocarbures et les investissements nécessaires à la transformation du système énergétique. Le parti présente cette coordination comme un moyen de mieux planifier les infrastructures et de faire primer des objectifs collectifs sur la seule rentabilité financière.
La proposition soulève aussi des questions de financement et de gouvernance : coût de l’opération, indemnisation des actionnaires, rôle de l’État, place des salariés et définition des investissements prioritaires. Le montant avancé par le PCF constitue une estimation politique. Les modalités concrètes dépendraient d’un dispositif légal et financier qui n’est pas détaillé par l’action menée à Planoise.
Prix du carburant : préserver la mobilité sans rationner par les tarifs
Le PCF souligne que la voiture reste indispensable pour une partie de la population, notamment lorsque les transports collectifs sont insuffisants ou inadaptés aux horaires de travail. Le parti refuse que la hausse des prix devienne, à elle seule, un moyen de réduire les déplacements. Il défend plutôt le développement d’alternatives accessibles, dont les transports en commun.
Cette position cherche à concilier pouvoir d’achat, accès à la mobilité et transition écologique. Le développement des lignes de bus, du train, des solutions de mobilité partagée et des connexions entre quartiers peut réduire la dépendance à la voiture. Ces alternatives demandent toutefois des investissements, une offre régulière et une couverture adaptée aux besoins des habitants.
Des réponses différentes selon les besoins des automobilistes
Le plafonnement agit sur le montant payé à la pompe, tandis que les transports collectifs et les autres solutions de déplacement visent à diminuer la dépendance au carburant. Ces leviers ne répondent pas aux mêmes situations : un salarié travaillant loin de son domicile n’a pas nécessairement les mêmes options qu’un habitant desservi par un réseau de bus fréquent.
- À court terme : contenir la facture de carburant et agir sur la fiscalité.
- À moyen terme : améliorer l’accès aux transports en commun et aux mobilités partagées.
- À long terme : transformer l’organisation du secteur énergétique et financer la transition écologique.
À Besançon, le débat sur le prix du carburant et le rôle de l’État
À la station TotalEnergies de Planoise, la hausse du prix à la pompe prend une dimension très concrète : certains carburants manquent, tandis que ceux qui restent sont affichés à des tarifs élevés. Pour le PCF, cette situation illustre une contradiction majeure : les déplacements en voiture restent indispensables à de nombreux habitants, mais leur coût fragilise toujours davantage le budget des ménages. Le parti estime qu’il n’est pas acceptable que les automobilistes supportent seuls les conséquences de cette flambée.
Les militants communistes défendent ainsi un plafonnement immédiat du litre à 1,60 €, accompagné d’une baisse de la TVA et d’une taxation des profits jugés excessifs du secteur pétrolier. Ces mesures visent à agir rapidement sur la facture des conducteurs. Elles soulèvent toutefois une question centrale : comment garantir un prix plus accessible sans faire porter durablement la charge de l’intervention publique aux contribuables ? Pour leurs défenseurs, l’enjeu est aussi de rééquilibrer le partage des coûts et des bénéfices dans une période de tensions sur l’énergie.
La proposition de nationaliser TotalEnergies s’inscrit dans une perspective plus structurelle. Le PCF souhaite intégrer le groupe à un pôle public de l’énergie, aux côtés d’EDF, afin de mieux maîtriser les prix et d’orienter les investissements vers la transition écologique. Cette option implique des choix importants concernant le financement de l’opération, la gouvernance de l’entreprise et la place des petits actionnaires, que le parti propose d’indemniser en priorité. Elle met également en débat le degré de contrôle que la puissance publique devrait exercer sur un secteur stratégique.
Entre soutien immédiat au pouvoir d’achat et transformation du modèle énergétique, les propositions avancées à Besançon interrogent donc les priorités collectives. Le développement des transports en commun constitue, selon le PCF, un levier complémentaire pour réduire la dépendance à la voiture, sans imposer un rationnement par les prix. Reste à déterminer comment articuler ces alternatives avec les besoins des personnes qui, aujourd’hui, ne peuvent pas se passer de leur véhicule.
