⛽ Dès ce samedi, les prix des carburants et du mazout de chauffage repartent à la hausse.
📌 Le diesel est particulièrement touché par les tensions d’approvisionnement et se rapproche de son record. Pour un plein de 50 litres, l’écart avec l’essence atteint 19,30 €.
Pour suivre les conséquences et les réactions : records du gazole · mobilisation des automobilistes · appels à la mobilisation · contexte international · enjeux politiques.
| Carburant | Nouveau prix | Évolution et repères |
|---|---|---|
| Diesel | 2,494 €/L | Près de 9 centimes de plus. À quelques millièmes de son record récent de 2,501 €/L. |
| Essence | 2,108 €/L | 5 centimes de hausse. Le prix se rapproche du record de 2,155 €/L enregistré en juin 2022. |
| Mazout de chauffage | 1,6034 €/L | Tarif indiqué pour une commande de moins de 2 000 litres ; le prix repart à la hausse. |
| À la pompe | Pour un plein de 50 litres, le diesel coûte environ 19,30 € de plus que l’essence, aux tarifs annoncés. | |
| Pourquoi le diesel augmente-t-il davantage ? | Les carburants ne suivent pas exactement les mêmes marchés. Les perturbations de raffineries et la baisse de certaines exportations réduisent l’offre de diesel, tandis que les stocks, la production et la demande diffèrent selon le carburant. | |
| Pour limiter la facture | Comparez les prix avant de partir : repérer où faire le plein et trouver le carburant le plus économique. Pour suivre les évolutions, consultez aussi les prix historiques en Europe et les mesures sur les marges évoquées dans cet article sur la règle de non-profit de l’État. Une station lorraine a également expliqué son refus de vendre le gazole à 3 €/L. | |
Faire le plein devient une dépense de plus en plus lourde pour les automobilistes. Dès ce samedi, les tarifs repartent à la hausse en Belgique : le diesel gagne près de 9 centimes par litre, l’essence augmente de 5 centimes et le mazout de chauffage suit la même direction. Ces mouvements ne s’expliquent pas uniquement par le cours du pétrole brut. Les tensions sur les stocks et les capacités de raffinage pèsent particulièrement sur le marché du diesel.
Essence, diesel et mazout de chauffage : les prix augmentent dès samedi
Le nouveau relèvement rapproche plusieurs carburants de niveaux déjà élevés. Le diesel atteint 2,494 € le litre, à quelques fractions de centime de son record récent de 2,501 €. L’essence s’établit à 2,108 € le litre, tandis que son sommet observé en juin 2022 était de 2,155 €.
La hausse du mazout de chauffage alourdit aussi la facture des ménages qui doivent remplir leur cuve. Pour une commande inférieure à 2 000 litres, son prix passe à 1,6034 € le litre. Il reste sous son record récent de 1,653 €, mais représente environ le double de son niveau d’avant les hostilités en Iran impliquant Israël et les États-Unis.
| Produit | Prix annoncé dès samedi | Évolution | Repère récent |
|---|---|---|---|
| Diesel | 2,494 €/litre | Près de +0,09 €/litre | Record récent à 2,501 €/litre |
| Essence | 2,108 €/litre | +0,05 €/litre | Record à 2,155 €/litre en juin 2022 |
| Mazout de chauffage | 1,6034 €/litre | Hausse annoncée | Record récent à 1,653 €/litre pour une commande de moins de 2 000 litres |
Mon conseil : si vous devez faire le plein ou commander du mazout, comparez les tarifs avant de vous déplacer. Je vous recommande aussi de vérifier les conditions de commande et les frais éventuels : le prix affiché ne suffit pas toujours à évaluer le coût final.
Pourquoi le diesel augmente-t-il plus vite que l’essence ?
Sur les trente derniers jours, les prix maximums officiels de l’essence ont été relevés à deux reprises. Le diesel, lui, a connu six hausses et deux baisses. Cette évolution traduit une tension plus marquée sur son marché, alors que les deux carburants sont issus du raffinage du pétrole.
Le baril reste un indicateur à surveiller, mais il ne détermine pas seul le prix à la pompe. Une fois raffinés, l’essence et le diesel se négocient sur des marchés distincts. Leurs cours dépendent notamment des stocks disponibles, des volumes produits, des capacités des raffineries et de la demande des consommateurs et des entreprises.
La hausse du pétrole brut ne suffit pas à expliquer l’écart entre les carburants : les tensions sur l’offre de produits raffinés, en particulier le diesel, influencent directement leur prix.
Les perturbations dans plusieurs raffineries en Russie et au Moyen-Orient réduisent les volumes disponibles. Les exportations de diesel ont également diminué dans certaines régions productrices. Lorsque l’offre se contracte alors que la demande reste soutenue, le cours du diesel raffiné peut progresser plus rapidement que celui du pétrole brut.
Les professionnels du secteur ont aussi signalé ces tensions sur l’approvisionnement. Le sujet s’inscrit dans une hausse plus large des carburants, déjà observée dans les précédentes évolutions de prix. Notre article sur la poursuite de la hausse de l’essence et du gasoil revient sur cette tendance et ses effets pour les conducteurs.
Un plein de diesel coûte près de 20 euros de plus
Avec un écart de 38,6 centimes par litre entre le diesel à 2,494 € et l’essence à 2,108 €, le choix du carburant pèse directement sur le budget. Pour un réservoir de 50 litres, un plein de diesel revient à 19,30 € de plus qu’un plein d’essence, sur la base des prix annoncés.
Cette comparaison porte uniquement sur le montant à la pompe. Elle ne tient pas compte de la consommation du véhicule, du kilométrage parcouru ni de son usage. Pour comparer le coût réel, il faut donc rapprocher le prix au litre de la consommation moyenne et des trajets effectués.
À garder en tête : je ne me fierais pas au seul prix du litre pour choisir un véhicule ou un mode de déplacement. Le coût par kilomètre, l’entretien et la fréquence des trajets donnent une image plus utile de la dépense totale.
Prix de l’essence : une hausse moins rapide, mais pas écartée
L’essence ne subit pas exactement les mêmes contraintes que le diesel. Les stocks, les débouchés et les capacités de production varient selon les produits. L’essence n’est notamment pas utilisée dans l’aviation comme le kérosène, ce qui contribue à des équilibres de marché différents.
Cette différence ne garantit pas que son prix restera stable. Une nouvelle progression du pétrole brut, une baisse des stocks ou des perturbations dans les raffineries pourraient aussi faire monter le tarif de l’essence. Les marchés de plusieurs produits pétroliers restent liés, même si leurs cours évoluent à des rythmes distincts.
La hausse des carburants affecte aussi les déplacements quotidiens et les arbitrages entre voiture et transports collectifs. Les répercussions possibles sur les habitudes de mobilité sont détaillées dans cet article consacré à la hausse des tarifs des transports en commun en Belgique et à ses effets sur l’usage de la voiture.
Mazout de chauffage : un nouveau renchérissement pour les ménages
Le mazout de chauffage repart lui aussi à la hausse après une légère baisse. À 1,6034 € le litre pour une commande de moins de 2 000 litres, son tarif reste proche du précédent record de 1,653 €. Le montant total dépendra du volume commandé, des conditions tarifaires applicables et du moment de l’achat.
Pour les ménages qui chauffent leur logement au mazout, la hausse peut se traduire par une facture importante, surtout lorsque la cuve doit être remplie en une seule fois. Comparer plusieurs fournisseurs et anticiper les besoins permet de mieux maîtriser le budget, sans oublier de tenir compte de la capacité de stockage et des frais de livraison.
Carburants chers : taxes, pouvoir d’achat et budget transport
Le prix payé à la pompe dépend de plusieurs composantes : le coût des produits raffinés, leur transport, la distribution et les prélèvements applicables. Les variations des cours internationaux ne se répercutent donc pas toujours de façon identique sur chaque carburant ni au même moment.
Face à la flambée des prix, les professionnels des stations-service demandent une action sur la fiscalité. Les arguments avancés et les pistes évoquées sont présentés dans cet entretien sur la réduction des taxes pour lutter contre la hausse des carburants.
Quand les dépenses de transport et de chauffage augmentent en même temps, les ménages disposent de moins de marge pour les autres achats. Cette pression s’ajoute à la hausse de certains produits alimentaires, dont le lait, expliquée dans notre article consacré à l’évolution imminente de son prix.
Les niveaux actuels alimentent aussi les craintes d’une nouvelle escalade. Les facteurs qui pourraient pousser les tarifs encore plus haut sont abordés dans cette analyse : les carburants peuvent-ils approcher les 4 euros le litre ?
Une pression croissante sur les dépenses des ménages
Dès ce samedi, les automobilistes devront composer avec une nouvelle hausse des prix à la pompe. Le diesel augmentera d’un peu moins de neuf centimes par litre, pour atteindre 2,494 euros, à proximité de son record récent. L’essence progressera de cinq centimes et s’établira à 2,108 euros le litre, non loin du sommet enregistré en 2022. Pour un plein de 50 litres, l’écart entre les deux carburants représente désormais 19,30 euros : un montant qui pèse particulièrement sur les personnes dépendant de leur véhicule pour travailler ou se déplacer.
Cette évolution ne s’explique pas uniquement par le cours du pétrole brut. L’essence et le diesel proviennent du même pétrole, mais leurs marchés sont différents. Les stocks, les capacités des raffineries et la demande influencent séparément leurs tarifs. Or, l’offre de diesel est actuellement davantage fragilisée par des perturbations dans certaines raffineries en Russie et au Moyen-Orient, ainsi que par la diminution des exportations de régions productrices. Lorsque les volumes disponibles se contractent tandis que la demande demeure soutenue, le prix du carburant raffiné peut grimper rapidement.
L’essence n’est donc pas à l’abri de nouvelles augmentations, même si son marché connaît pour l’instant moins de tensions. Une hausse du pétrole ou d’autres difficultés de production pourrait aussi faire progresser son prix. Cette incertitude complique la gestion du budget des ménages, qui doivent déjà absorber des dépenses de transport plus élevées sans pouvoir toujours réduire leurs déplacements.
Le mazout de chauffage repartira lui aussi à la hausse samedi, à 1,6034 euro le litre pour une commande inférieure à 2 000 litres. Malgré un recul après son record récent, son coût reste très supérieur à celui observé avant le déclenchement des hostilités en Iran par Israël et les États-Unis. L’évolution des approvisionnements et des marchés de l’énergie continuera donc de déterminer la facture des automobilistes comme celle des foyers qui se chauffent au mazout.
